On pense souvent à la musique comme à quelque chose de sonore. Mais dans le travail de résonance que propose JODLAME, le silence occupe une place aussi importante que le son. Parfois plus.
Ce que le silence fait
Le silence après un son — après une note, après une phrase jouée — est lui-même une forme de résonance. C'est l'espace où ce qui vient d'être touché peut continuer à vibrer, sans être interrompu.
Dans nos vies surchargées de bruit, de stimulations, de flux constants, le silence est devenu rare. Et rare aussi, la capacité à le tenir — sans le fuir immédiatement en remplissant.
Deux portes
Le son ouvre. Il crée du mouvement, de la résonance, de la permission. Il touche ce qui attendait d'être touché.
Le silence accueille. Il donne de l'espace à ce qui vient d'être ouvert pour se poser, pour être là, sans devoir tout de suite devenir quelque chose.
Dans une séance, l'alternance entre les deux — entre les moments sonores et les moments de silence — crée un espace vivant. Un espace où quelque chose peut vraiment émerger.
Apprendre à habiter le silence
Si le silence te met mal à l'aise, c'est peut-être qu'il y a quelque chose qui attend d'être entendu. Pas forcément quelque chose de difficile — parfois, quelque chose de très simple, de très doux. Quelque chose d'essentiel qui n'a pas encore eu d'espace pour apparaître.
