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Présence5 min de lecture

Sous la surcharge, il reste encore du vivant

Quelque chose en toi cherche plus de vivant. Ce n'est pas un symptôme. C'est un signal.

Joran Ferragu

Créateur de JODLAME

Il y a une surcharge qui n'est pas seulement de la fatigue. C'est quelque chose de plus subtil — une densité dans l'air, une impression que tout occupe trop de place, que plus rien ne respire vraiment. Et pourtant, sous cette surcharge, quelque chose reste.

Ce que la surcharge cache

Quand on vit sous la surcharge — d'informations, de sollicitations, d'attentes — on finit par ne plus entendre certains signaux. Non pas parce qu'ils ont disparu, mais parce qu'ils sont couverts par le bruit.

Ces signaux, ce sont des envies qui n'arrivent pas à prendre forme. Des moments de lassitude face à ce qui "devrait" nous remplir. Un sentiment diffus qu'il y a quelque chose d'autre — sans savoir encore quoi.

Ce n'est pas un symptôme à corriger. C'est une intelligence qui cherche à se faire entendre.

Le vivant ne disparaît pas

Une des choses que j'observe dans l'espace JODLAME : le vivant ne disparaît pas. Il attend. Parfois depuis longtemps, parfois sous des couches et des couches d'habitudes, d'obligations, de silences accumulés.

Mais il est là. Et quand on crée assez de sécurité, de lenteur, d'espace — il commence à remonter. Pas de façon spectaculaire. De façon juste. À son rythme.

Un premier pas

Ralentir n'est pas une faiblesse. C'est souvent le premier geste courageux — celui qui permet aux autres de devenir possibles.

Si quelque chose en toi cherche plus de vivant, c'est peut-être que c'est le moment de lui donner de l'espace.